Massacre de Charlie Hebdo : Le mal ne connaît pas de frontières

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caricature du monde d'humanitaireOn ne peut pas considérer que le massacre de Charlie Hebdo soit dissocié de ce qui se passe en Syrie ; je ne suis pas en mesure de juger si le régime syrien ou Daesh ont contribué ou non à cet attentat, mais je vous rappelle simplement que les frontières entre les pays sont des lignes imaginaires, elles n’arrêtent pas la violence.

On permet à toutes sortes d’actes de barbarie de se produire chaque jour sous les yeux du monde entier : utilisation d’armes chimiques contre des civils, dizaines de milliers de morts sous la torture, têtes coupées puis affichées comme des trophées, morts de dizaines d’enfants chaque jour…

Devant tout cela, nous ne devons pas être surpris que cette violence se répande un peu partout dans le monde sans limites de frontières ; on casse l’être humain, on brise ses valeurs et on facilite l’acceptation progressive et l’habituation aux scènes de violence et de barbarie. Si on laisse les mains libres aux barbares, au régime syrien et à Daesh, qu’on les laisse faire ce qu’ils veulent au Moyen-Orient, leurs exactions contamineront la planète entière.

Le peuple syrien est solidaire du peuple français, car on connaît exactement la douleur qu’il ressent, mais nous sommes obligés de constater aussi que les centaines de Syriens qui meurent chaque jour disparaissent dans la quasi-indifférence internationale. L’humanité entière est en train de perdre du pouvoir face à la montée en puissance des pays qui renforcent l’extrémiste et le terrorisme dans cette région et l’exportent vers le monde.

On a besoin d’être vraiment solidaires face à ce mal, car comme la peste, la violence est une maladie contagieuse.

 

Samira Mobaied

Samira Mobaied

Samira Mobaied, Syrienne.