Pour les admirateurs de la politique étrangère saoudienne, l’efficacité de celle-ci est liée à son mode de fonctionnement. Il s’agit d’une «diplomatie silencieuse (1)», pragmatique et équilibrée, qui ne cède jamais aux dérives rhétoriques, aux tentations d’affrontement ou au militantisme notamment anti-impérialiste (2). Mais du point de vue de ses détracteurs, ce silence s’explique par l’incapacité des autorités monarchiques à communiquer sur une politique étrangère contraire aux désirs de larges secteurs de l’opinion publique saoudienne.

Les révélations de Wikileaks concernant le rôle d’Abdallah Ibn Abdel Aziz dans la mobilisation anti-iranienne ont surpris les Saoudiens notamment lorsque le roi demande aux autorités américaines de «couper la tête du serpent (3)» iranien dont il venait de recevoir le président, Mahmoud Ahmadinejad, à Riyad.

Ainsi, l’un des traits distinctifs de la diplomatie saoudienne est sa difficulté à assumer les choix qu’elle opère et qui s’inscrivent presque systématiquement en harmonie avec la stratégie globale américaine au Moyen-Orient que les peuples de la région vivent comme une agression (4). En réalité, dans le monde arabe, la méfiance par rapport à la diplomatie saoudienne est devenue le réflexe dominant même si cette dernière bénéficie d’une couverture médiatique assurée par une armée de journalistes arabes essentiellement Libanais, d’articles et d’émissions favorables à sa politique étrangère. Un soutien médiatique susceptible d’induire en erreur l’observateur, plus particulièrement lorsqu’il est non arabophone.

L’Arabie Saoudite au cœur de la contre-révolution (5) ?

Depuis le déclenchement des révolutions arabes et la chute du régime de Moubarak qui a profondément choqué les responsables saoudiens, le rôle prêté au plus grand pays de la péninsule arabique dans «l’organisation de la contre-révolution» est redouté au même titre que celui des Etats-Unis ou d’Israël par les partisans du changement dans le monde arabe. A cet égard, le point de vue de l’écrivain égyptien Alaa El Aswany, auteur du roman L’Immeuble Yacoubian (6) est sans appel (7). Il considère que l’Arabie Saoudite coordonne ses actions avec les Etats-Unis pour faire avorter les révolutions arabes, freiner l’extension de la contestation sur son territoire et éviter la chute d’autres alliés des Etats-Unis dans la région.

L’intérêt des Saoudiens pour les révolutions au Maghreb et au Machrek s’explique également par la crainte des conséquences diplomatiques du processus d’émancipation politique des peuples arabes. Les principaux régimes arabes sont pris, depuis plus de cinquante ans, dans une toile d’araignée de relations et de réseaux clientélistes internationaux qui, tout en les privant d’une grande partie de leur souveraineté, leur fournissent protection et pérennité. A cet égard, le cas de l’Egypte est exemplaire. L’ex-président Moubarak avait conscience que la fonction stratégique qu’il remplissait dans le système international au profit des Etats-Unis lui permettait de faire l’économie d’une véritable légitimité populaire. Le volet démocratisant du projet du « Grand Moyen Orient » de George W. Bush s’est heurté à cette dichotomie (fonction stratégique/légitimité populaire) alors que le « discours du Caire » de Barack Obama avait surtout pour ambition de désamorcer (8) « l’antagonisme culturel et religieux » entre les Etats-Unis et le monde arabe. Ainsi, la chute du régime égyptien sous la pression de l’opinion publique (9) a privé les Etats-Unis du soutien qui, ajouté à celui de l’Arabie Saoudite, leur permettait de pérenniser leur emprise dans la région. Si l’administration américaine n’a pas anticipé (10), ni souhaité et encore moins préparé la chute du régime de Moubarak, son attachement à la pérennité de la famille royale saoudienne au pouvoir est resté indéfectible (11).

Or, dans un Moyen-Orient sans Moubarak, le poids de l’Arabie Saoudite dans la stratégie américaine devient démesuré et crucial. D’autant plus que l’attitude des autorités saoudiennes par rapport aux révolutions arabes est de moins en moins unilatérale dans la mesure où l’un de ses principaux adversaires, en l’occurrence la Syrie alliée de l’Iran et soutien du Hezbollah libanais, est en train de vaciller car touchée par la fièvre révolutionnaire. Dans cette perspective, une attention particulière est accordée dans le monde arabe à l’attitude de l’Arabie Saoudite par rapport aux insurrections en cours (12) car ce royaume a joué dans les années cinquante et soixante un rôle crucial dans la lutte idéologique contre la gauche et le nationalisme arabes. Le soutien qu’elle accorde actuellement aux chefs d’Etat arabes déchus ou déstabilisés est d’autant plus significatif que la situation interne saoudienne est comparable à celle des pays gagnés par la fièvre révolutionnaire.

La lutte contre les ennemis d’hier et ceux d’aujourd’hui

En effet, grâce à la rente pétrolière et à l’islam comme ressource symbolique, l’Arabie Saoudite s’est constitué un vaste réseau de clientèle dans le monde arabe et islamique. Elle a su par la suite mobiliser ce réseau pour endiguer la vague socialiste et nationaliste qui a traversé le monde arabe dans la deuxième moitié du XXème siècle. La chute de plusieurs monarchies aussi bien en Egypte (1952), en Irak (1958) qu’en Libye (1969) et l’avènement des républiques socialistes à leur place ont poussé l’Arabie Saoudite à déployer une véritable stratégie de « guerre culturelle » contre les idéologies dominantes de l’époque. Le nationalisme arabe a été stigmatisé comme une politique importée et exogène contraire aux principes même de l’islam alors que le socialisme et le communisme étaient présentés comme des mouvements antireligieux.

Cette « guerre des idées » a été en grande partie le volet culturel de la stratégie américaine qui, dans le cadre de la « doctrine Eisenhower », visait à endiguer l’avancée du communisme au Moyen-Orient et à affaiblir les mouvements de libération hostiles à la domination étrangère, qu’elle eût été européenne ou américaine. Depuis le 11 septembre 2001, au nom de la « guerre contre le terrorisme » initiée par les Etats-Unis, l’Arabie Saoudite joue un rôle important dans la délégitimation des mouvements violents ou pacifiques hostiles à la présence américaine au Moyen-Orient. Ainsi, la diplomatie saoudienne a acquis une expérience certaine dans la confrontation des idées grâce à un réseau d’institutions, d’organes de presse et de médias qu’elle contrôle. Aujourd’hui une grande partie de ce dispositif est utilisée pour gérer les effets des révolutions arabes sur les rapports de forces régionaux et sur le champ politique saoudien. Riyad a exprimé d’une manière explicite son hostilité aux révolutions arabes. La désapprobation des nouvelles idées qui agitent la rive sud de la Méditerranée s’est traduite par l’accueil des dirigeants déchus ou déstabilisés, l’organisation d’une« guerre des idées », le lancement de Fatwas contre les révolutions et l’exacerbation du clivage confessionnel entre les chiites et les sunnites.

Une stratégie avec une triple dimension : politique, médiatique et confessionnelle

Après la fuite du président tunisien Zine Abidine Ben Ali le 14 janvier 2011, c’est l’Arabie Saoudite qui lui accorde l’asile. Six mois plus tard, elle reçoit le dirigeant yéménite Ali Abdallah Saleh, victime d’un attentat qui a visé le Palais présidentiel le 3 juin, pour le soigner pendant qu’il organise son retour politique. Le souverain Ben Abdelaziz Saoud refuse de livrer ces chefs d’Etats aux nouvelles autorités qui souhaitent les juger car, d’après lui, en accordant le refuge aux ex-présidents, il facilite les transitions politiques dans leurs pays. Pendant ce temps, les Saoudiens n’hésitent pas à critiquer l’attitude américaine face au «Printemps arabe» et l’abandon des dirigeants contestés à leur sort, en particulier le président égyptien Hosni Moubarak. Pour bien se faire comprendre par Washington, le prince Turki al-Faysal, ancien responsable des services secrets saoudiens et ancien ambassadeur à Washington qui n’occupe actuellement aucun poste officiel, s’est voulu sentencieux : «Il ne faut pas abandonner ton allié lorsqu’il est en difficulté, tu dois lui donner des conseils et des idées (13)». La solidarité des dirigeants saoudiens avec les chefs d’Etat arabes confrontés à la contestation populaire prend également la forme d’interventions militaires comme dans le cas du Bahreïn où, le 14 mars 2011, des troupes essentiellement saoudiennes ont traversé le pont qui relie les deux pays pour sauver le trône du Roi Hamad Ben Isa Al Khalifa aux abois. Cette solidarité entre monarchies s’est aussi exprimée dans l’invitation, le 10 mai 2011, des royaumes du Maroc et de Jordanie à rejoindre le Conseil de Coopération du Golfe (CCG). Ce sont là autant d’initiatives qui ne bénéficient pas du soutien explicite des Etats-Unis même si la réception le 10 juillet 2011 de John Brennan, conseiller du président américain Barack Obama pour l’antiterrorisme, par Ali Abdallah Saleh, refugié en Arabie Saoudite, suggère le contraire. Pour leur part, les révolutionnaires tunisiens, yéménites et égyptiens dénoncent d’une manière régulière, les ingérences saoudiennes dans leurs affaires internes et critiquent la solidarité affichée avec des dirigeants «corrompus et sanguinaires».

Sur le plan médiatique, si Al-Jazeera est souvent considérée comme la chaine des révolutions arabe (14), les médias panarabes financés par les saoudiens sont les organes de la contre-révolution sauf en ce qui concerne la couverture de la révolution en Syrie. Les journaux panarabes saoudiens notamment Al-Chark al-Awsat et Al-Hayat ainsi que la chaine d’information en continu Al-Arabiya mènent un travail de couverture méthodique dans le but de montrer que les révolutions arabes sont un échec. De nombreux avis de religieux saoudiens (Fatwas) ont, non seulement condamné l’esprit des révolutions, mais également toute manifestation ou contestation politique. C’est le cas du grand mufti d’Arabie Saoudite Abdallah Al Cheikh qui, en commentant la révolution égyptienne, a considéré que les peuples ne tireront aucun avantage de ces « agitations ». Il a aussi prédit que c’est « l’ennemi qui va pouvoir s’infiltrer » dans le corps de la nation en profitant du désordre, avant de conseiller aux peuples d’« obéir aux injonctions de leurs dirigeants » et à ces derniers de « procéder à des reformes ».

Les dirigeants saoudiens présentent la contestation révolutionnaire aussi bien au Bahreïn qu’en Arabie Saoudite comme de simples mobilisations confessionnelles chiites orchestrées par l’Iran. Cette confessionnalisation des révoltes permet de discréditer et d’isoler les opposants en jouant sur le clivage sunnite/chiite et en suscitant un ralliement national contre l’Iran chiite et ses visées hégémoniques. Or cette stratégie de diabolisation de l’Iran par les autorités saoudiennes ne s’explique que partiellement par l’antagonisme de ces deux branches de l’islam que les journalistes saoudiens eux-mêmes peinent à présenter d’une manière argumentée à leurs lecteurs. En réalité, la divergence est essentiellement politique. Elle concerne le rôle et la place des Etats-Unis dans le Golfe arabo-persique et au Moyen-Orient en général. Dans le passé déjà, le président égyptien Jamal Abdel Nasser et l’Irakien Saddam Hussein – tous deux sunnites – se sont heurtés à la doctrine stratégique saoudienne qui considère comme incompatible la coexistence du parapluie américain protecteur et d’une puissance Moyen-Orientale qui prétend au leadership régional. Toute volonté de constituer un système de sécurité régionale, autonome par rapport aux Etats-Unis est considéré par la famille royale comme attentatoire à sa sécurité. En effet, la recherche de la protection d’une grande puissance est consubstantielle à la formation de l’Etat saoudien moderne, né de l’arbitrage de la Grande Bretagne, après la première guerre mondiale en faveur d’Ibn Saoud au détriment de Cherif Hussein (15). Depuis 1944, après la rencontre du Quincy entre le monarque Ibn Saoud et le président américain Franklin Roosevelt, l’Arabie Saoudite œuvre pour légitimer la présence américaine dans la région et, grâce au contrôle symbolique (16) qu’elle exerce sur l’islam, entrave toute mobilisation réelle contre l’hégémonie américaine. En contestant une telle hégémonie, l’Iran met en difficulté politique le régime saoudien qui brandit l’argument confessionnel chiite pour limiter la popularité des idées iraniennes dans la région et isoler Téhéran et ses alliés arabes.

« Une situation interne prérévolutionnaire » ? (17)

L’hostilité saoudienne aux révolutions arabes s’explique essentiellement par la similitude des conditions politiques entre ces pays et à cause de la crainte de la contagion qui pousse à la mobilisation contre-révolutionnaire. Une certaine islamologie néo-orientaliste (18) a pris l’habitude de présenter les Saoudiens comme un peuple « exotique ». Toute contestation politique est montrée comme une « insurrection islamiste ». Cela est censé autoriser la répression interne et la coopération avec les Etats étrangers dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. En réalité, depuis 1990 après son appel aux troupes américaines pour protéger le royaume de la menace irakienne, le régime saoudien a perdu une grande partie de sa légitimité qui était essentiellement traditionnelle et religieuse. La série d’attentats qui allait touché les intérêts américains et saoudiens à partir de 1993, y compris l’attaque du 11 septembre 2001, n’avaient aucune dimension religieuse. Ils voulaient exclusivement fragiliser l’alliance saoudo-américaine comme préalable à la destruction du régime des Saoud.

La dimension terroriste de la contestation en Arabie Saoudite ne doit pas occulter le fait que les opposants saoudiens ont des revendications qui rappellent celles des manifestants au Caire, à Rabat ou à Tunis. D’un point de vue politique, ils exigent que « le parlement (Majlis al Churra) soit entièrement élu, que le poste de premier ministre ne soit pas détenu pas le roi, l’indépendance de la justice, la lutte contre la corruption, la liberté d’expression, la résolution les problèmes des jeunes, la libération de prisonniers politiques (19) ». A cet égard, il n’y a aucune exception saoudienne. Le Saoudien comme l’Egyptien revendique des droits politiques tels qu’ils sont universellement conçus. La seule exception reste la capacité du royaume à acheter la paix civile en distribuant les fruits de la rente pétrolière. C’est justement l’opération à laquelle a procédé le roi Abdallah à son retour du Maroc le 23 février 2011, ce qui lui a permis de reporter à plus tard les réformes politiques réclamées par de larges secteurs de l’opinion publique du royaume.

Après la chute du régime de Moubarak, qui exacerbé les tensions avec les Etats-Unis accusés d’avoir facilement tourné le dos à leur allié égyptien, les relations entre saoudiens et américains se sont apaisées. Barack Obama, qui voulait accompagner les révolutions arabes pour empêcher qu’elles ne prennent une tournure défavorable aux intérêts de son pays, a dû accepter la logique saoudienne hostile au changement politique notamment dans le Golfe et qui, cependant, accueille favorablement l’insurrection syrienne, qui est susceptible de priver l’Iran de son principal allié arabe. A ce titre, la posture contre-révolutionnaire de l’Arabie Saoudite devient moins claire qu’auparavant. Son intervention militaire au Bahreïn pour mettre un terme aux manifestations contre le roi Hamad Ben Issa Al-Khalifa est contrebalancée par une mobilisation médiatique massive contre le régime de Bachar Al-Assad.

Les révolutions arabes échappent donc à toute logique unilatérale et globale ; leur puissance et leur caractère insaisissable contraint les acteurs à déployer des stratégies différenciées selon les contextes et les intérêts en jeu. Mais, comme par le passé, lorsqu’il fallait lutter contre le nationalisme et le socialisme arabes, le destin des révolutions arabes aujourd’hui se joue dans l’entente entre Washington et Riyad. En effet, l’affaiblissement des principaux acteurs arabes que sont l’Egypte, la Syrie et l’Iraq laisse le champ libre à l’Arabie Saoudite, soutenue par les Etats-Unis, afin de gérer les révolutions arabes et peser sur l’évolution politique de l’ensemble de la région dans un sens favorable aux intérêts des deux pays.

 

(1) « Une diplomatie silencieuse » mais qui s’exprime autrement. A cet égard, les orientations de la politique étrangère saoudienne sont clairement exposées par les éditorialistes du quotidien londonien à capitaux saoudiens Al-Chark Al-Awsat. Voir : « Voyage au cœur des quotidiens panarabes », Le Monde Diplomatique, décembre 2006.
(2)
Zuhayr Fafd al-Harithi, « La dynamique de la diplomatie saoudienne … pour éviter les surenchères à propos des affaires arabes », Al Riyadh (quotidien saoudien), 12 juillet 2011.
(3)
Le Monde, 30/11/2010.
(4)
Ainsi, selon le dernier sondage « Arab Attitudes 2011 », effectué en  juillet 2011, 80 % des Jordaniens et 65 % des Egyptiens considèrent que les ingérences des  Etats-Unis au Moyen-Orient constituent le principal  obstacle à la paix et à la stabilité dans la région. The Arab American Institute (AAI), the Foundation.
(5)
Ahmed Adnan, « La contre révolution en Arabie Saoudite », Al Akhbar ( Liban), n° 1430, 7 juin 2011.
(6)
Alaa al-Aswani,  L’Immeuble Yacoubian, (Imarat Ya’qubyan), Actes Sud,  traduction française en 2006.
(7)
http://alaaalaswany.maktoobblog.com.
(8)
Mohammed El Oifi, « Que reste-il de l’Esprit du Caire. La réception du discours d’Obama  par les opinions publiques arabes », Revue Politique Américaine, n°18, 2011.
(9)
Sur le rôle des opinions publiques comme facteur de changement stratégique, voir Mohammed El Oifi, « Les opinions publiques arabes, enjeu des relations internationales », Revue Maghreb-Machrek, n° 204,  été 2010.
(10)
F. Gregory Gause III, « Why Middle East Studies Missed the Arab Spring. The Myth of Authoritarian Stability », Foreign Affairs, juillet-août 2011.
(11)
« For the Obama administration, Saudi Arabia’s escape so far from the Arab spring has been a welcome relief »,  Financial Times, 16 juin 2011. Lire aussi : « For the Obama administration, Saudi Arabia’s escape so far from the Arab spring has been a welcome relief », Financial Times, 16 juin 2011.
(12)
« Saudi Arabia Scrambles to Limit Region’s Upheaval », New York Times, 27 mai 2011.
(13)
Al-Quds al-Arabi, Londres, 11/07/2011.
(14)
« L’effet al-Jazira. Une scène politique de substitution », Le Monde Diplomatique, Mai 2011.
(15)
Madawi al-Rashid, A History of Saudi Arabia, Cambridge University Press, Cambridge, 2002.
(16)
L’Arabie Saoudite gère les lieux saints de l’Islam (la Mecque et Médine) des institutions panislamiques comme l’Organisation de la Conférence Islamique (OCI) et surtout entretient un réseau de mosquées et d’institutions musulmanes dans le monde.
(17)
Said al Chihabi, « Le changement en Arabie Saoudite …mais pour quand ? » , Al Quds al-Arabi (Londres), 12/07/2011.
(18)
Pascal Ménor, « Le wahhabisme, arme fatale du néo-orientalisme ».
(19)
Ahmed Adnan, « La contre révolution en Arabie Saoudite », Al Akhbar ( Liban), n° 1430, 7/06/2011.

 

 

Mohammed El Oifi

Mohammed El Oifi

Mohammed El Oifi est Maitre de conférences à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris.