La pratique homoérotique et homosexuelle masculine au Maroc en milieu urbain: un objet d’études encore trop peu analysé

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Monde arabe
© Sébastien boussois

L’appréciation des relations entre personnes de même sexe s’opère différemment d’une personne à une autre, qui plus est d’un pays à un autre, donc encore plus entre deux mondes aux valeurs souvent en opposition avec de telles pratiques. Cet article annonce une étude scientifique plus vaste et plus large qui paraîtra dans quelques semaines en partenariat avec un centre d’études en sciences humaines et sociales. Ces éléments sont les premiers développements de problématiques bien plus larges à venir.

Qu’est-ce qu’être « gay » au Maroc ?

Cela ne veut rien dire. Beaucoup ont des attirances multiples, mais ne se définissent pas comme bisexuels, ni homosexuels. Ils sont hétérosexuels même s’ils couchent transitoirement avec des garçons, pour détourner le mariage parfois, par jeu, par plaisir. Et puis il y a aussi des jeunes hommes qui ne voient que par les hommes.
L’homosexualité en tant que telle n’existe peut être pas au sens où nous l’entendons. Pourtant, le vocabulaire est vaste sur le sujet au Maroc. Dans un roman, très richement documenté, avec une véritable analyse sociologique sur l’homoérotisme et l’homosexualité sur place, paru sous le titre Hôtel Oasis, le journaliste italien Gianni de Martino glisse au milieu de son récit ce qu’il appelle un chapitre intitulé « Notes de Peter sur la sexualité masculine dans les pays musulmans ».

Ainsi, l’auteur explique : « Dans les sociétés arabe, persane et turque, l’érotisme entre hommes joue un rôle important ». Mais la notion d’homosexuel n’existe pas, au sens où il n’y a pas de mot pour désigner de façon univoque les personnes « homosexuelles ». « ce que nous appelons homosexualité est souvent vécue comme une sexualité de remplacement, un ersatz, ou éventuellement, une bisexualité « active » (1).

Au Maroc, on fait une large distinction entre pratiquer des actes homosexuels et être homosexuel. En effet, perçue par l’extérieur, comme une phase transitoire, le temps de la jeunesse, l’avant-projet de mariage ne peut être assimilés à une homosexualité structurelle mais plutôt d’ordre conjoncturel. Ce qui dédouane en partie ses auteurs d’un point de vue moral et religieux et constitue l’un des points les plus importants de délimitation des pratiques sexuelles entre hommes, pour certains plus importante même que la délimitation hétérosexuels/ homosexuels.

Dans son étude Amitiés particulières au Maghreb : sociabilités et discours homosexuels, Valérie Beaumont, doctorante à l’EHESS, revient sur ce point déterminant : « C’est un fait que des ressortissants du Maghreb, que nous ne pouvons évidemment pas dénombrer, traversent des périodes plus ou moins longues, continues ou intermittentes, d’activités homosexuelles pour un jour passer à une sexualité hétérosexuelle (en se mariant par exemple), passage qui pourra éventuellement être jalonné d’aventures homosexuelles.

Parallèlement, nous assistons à l’émergence d’une exclusivité homosexuelle qui perturbe la morale publique dans une proportion plus grande que le fait d’envisager que des hommes puissent avoir des rapports sexuels entre eux. Car si l’exclusivité homosexuelle implique le refus du mariage et donc, une récusation directe des normes sociales et culturelles par le choix d’un mode de vie ostentatoire défiant les représentations de la virilité, elle fait aussi planer le spectre de la confusion des genres tout en éveillant la méfiance au sujet de certaines amitiés masculines. » Quant à se pencher sur le vocabulaire employé en arabe, il est riche et recouvre différentes réalités : « assas, atai, zamel, » désigne les homosexuels chez les Maghrébins, mais en réalité toujours ceux qui se font pénétrer, précise le journaliste.

Il faut donc bien pour une question de compréhension scientifique distinguer chez les jeunes pratiquants de l’homosexualité ceux qui sont actifs et ceux qui sont passifs, ceux qui habituellement pénètrent et ceux qui se font pénétrer. Car le côté versatile des pratiques homosexuelles en Occident semblent moins évident en Orient. Et la différence morale est énorme même si a priori le sujet n’est pas étalé sur la place publique : ceux qui pénètrent sont moins condamnés que ceux qui se font pénétrer. La morale assimilant le fait que ceux qui aiment se faire pénétrer sont les vrais homosexuels, pervertis, etc.

La terminologie est vaste et ambiguë dans le monde arabe pour définir ou redéfinir la pratique homoérotique ou homosexuelle. Et elle est surtout très ancienne. Au XVe siècle, Mouhammad al-Nawadji écrivait « La prairie des gazelles, éloge des beaux adolescents », et ne faisait aucun doute sur l’objectif et l’objet de la séduction. Conquérir le cœur et le regard des jeunes adolescents faisait aussi entièrement partie, comme du temps de la Grèce et de la Rome antique, du champ des possibles amoureux, aussi bien d’un point de vue physique que spirituel. La relation d’éraste à éromène, courue en Europe, existait aussi dans le monde arabe. L’auteur de l’ouvrage livre ici un recueil de poèmes destinés à séduire l’échanson, le porteur de cuvet, l’adolescent à l’œuvre, le porteur de grain de beauté. Certains commentateurs voient là un outil de séduction destiné aux femmes, mais clairement il ne fait aucun doute que le rapport de séduction est clairement destiné aux hommes, d’homme plus mûr à jeune homme encore dans la fleur de l’âge.

D’une part la loi restrictive, de l’autre une pratique naturelle bien installée

Rabat
© Sébastien Boussois

Il faut donc sortir de l’angélisme d’un côté ou du colonialisme mental dans lequel nous appréhendons souvent les autres sociétés dans leur rapport au sexe, à la sexualité, aux rites de passage, ou aux pratiques institutionnalisées, à signification à géométrie variable d’un monde à l’autre. Il y a d’une part la loi, la religion, et d’autre part les pratiques.

Si la loi s’applique à tous sans exception, et si un pays condamne les pratiques homosexuelles, il y a la pratique qui se révèle toute autre et qui touche différemment les individus concernés par le passage à l’acte.

Ainsi, au Maroc, terrain encore assez vierge à part quelques études ou quelques romans qui se révèlent de véritables études sociologiques de terrain sur la pratique homosexuelle au royaume chérifien, il y a encore à ce jour un article du code pénal, l’article 489 qui condamne les relations homosexuelles (hommes-hommes, femmes-femmes) et les maintient au rang d’actes criminels. En effet, il punit « les actes licencieux ou contre nature avec un individu du même sexe. ». A ce jour, l’homosexualité reste illégale au Maroc et, si avérée, est punissable de 6 mois à 3 ans d’emprisonnement et d’une amende de 120 à 1 200 dirhams.

Au-delà de la loi, c’est la moralité qui prime et qui représente une plus lourde chape de plomb sur les jeunes homosexuels qui passeraient outre la loi en consommant et en développant des relations avec d’autres hommes. Le regard de l’autre, le rapport à la famille, à l’école, aux camarades, au voisinage, au quartier, la place dans l’espace urbain et la présence ou non de lieux dédiés génèrent bien plus d’angoisses et de peur pour franchir le cap et assumer son identité et ses attirances naturelles que la loi en tant que telle.

Globalement, peu de cas ont été avérés et conduits jusqu’à la justice depuis 2007. Mais le mal-être quotidien de milliers de jeunes homosexuels dans tous les champs de présence de la vie sociale, leur difficultés à rencontrer d’autres gays, leur difficultés de positionnement sur le passage transitoire ou permanent de leurs attirances sexuelles, la complexité de trouver des lieux de rencontre et de pratique, rendent la libéralisation de la sexualité entre personnes de même sexe encore compliquée. Pas impossible, elle est même très pratiquée entre hommes, dont certains ne se définissent même pas comme gay, mais qui voient là, un moyen d’assouvir leur pulsion dans un cadre moins affichable qu’une relation avec une femme, a priori promise à la virginité jusqu’au mariage. Il veut parfois mieux coucher avec un homme que déflorer une fille, ou d’imaginer le faire alors que la morale l’interdit tout autant.

En réalité, la dernière tentative de condamnation pénale pour homosexualité mais qui n’a pas abouti remonte à 2007 lors de l’affaire de Ksar-el-Kebir en 2007 lorsque 6 « homosexuels » avaient été accusés d’actes contre nature et de simuler un mariage gay. L’association kif kif, la seule existante au Maroc mais basée juridiquement en Espagne car non acceptée dans le royaume chérifien estime à près de 5000 « homosexuels », les individus condamnés. La dernière affaire médiatique en date remonte à décembre 2012 où un bateau de croisière avait voulu accoster à Casablanca, dans la capitale économique, mais dont l’autorisation avait été rejetée au motif que le navire avait été affrété dans une « logique » gay et pour le compte d’une majorité d’homosexuels, 1564 passagers, 95% d’hommes. En réalité, la loi ne joue pas plus pour les couples hétérosexuels puisque l’article qui suit, l’article 490 du code pénal interdit toute relation sexuelle en dehors du mariage. Les jeunes bloqués face à une telle législation la bravent pourtant avec discrétion mais ont plus de mal à passer la barrière morale.

Quelques pistes de réflexion sur la pratique homoérotique et homosexuelle au Maroc

Au-delà de ces « affaires » et fiascos juridiques pour certains, l’homosexualité et la pratique homosexuelle de tous les jours est tolérée et conduit de moins en moins jusqu’aux tribunaux. La société marocaine est homophobe. Ce qui est plus terrible pour les jeunes gays, c’est la pression morale, l’étiquetage social, et le poids de la société qui pèsent sur chaque jeune, retranché dans sa cellule familiale et privée, déconnecté de tout épanouissement et de passage à l’acte, donc bien loin de toute réalisation personnelle. Peu quittent ou parviennent à quitter le pays au motif de cet argument, beaucoup sont dépressifs voire au bord du suicide. Mais beaucoup aussi agissent malgré tout parce que le non-dit s’il est très fort matérialise aussi une forme perverse de tolérance : « L’homosexualité est tolérée au Maroc, mais on demande aux gays de ne pas se mettre en avant », note Khadija Riyadi, présidente de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Tolérée… Mais comment permettre à de jeunes gays, novices, de passer à l’acte face à tant de pressions ? Comment détourner le système culturel qui jette l’opprobre et la « hchouma » sur de telles pratiques ?

Le contexte politique récent n’est pas fait pour aider : les affaires avec les Européens, notamment à Marrakech tout comme l’arrivée des islamistes et du gouvernement Benkirane ne jouent évidemment pas en faveur d’une libéralisation. Les déclarations du candidat du PJD à l’époque ne laissaient pas beaucoup d’espoirs pour la suite des opérations : « Durant sa campagne électorale, le Premier ministre Abdelilah Benkirane avait donné le ton : « La liberté sexuelle est néfaste pour notre identité (…) C’est une perversion qui existe déjà, mais qu’on veut briser comme tabou. Ces gens qui la défendent et se disent laïcs, veulent juste corrompre ceux qui ont la foi. Elu, je m’y opposerai, par la grâce de Dieu. » (2).

Des espaces de pratique différenciés

Bien sûr, il faut distinguer campagne et ville, comme il faut distinguer les villes. De grandes différences résident entre Marrakech, la ville libre et Rabat, la ville administrative et plus fermée sur lesquelles se concentre notre étude à venir. D’un côté, Marrakech, influencée par la présence européenne d’une part mais surtout à l’image parfois un peu trop sulfureuse en regard de la réalité, autorise plus facilement le passage à l’acte par l’existence de lieux dédiés et de personnes disposées et moins soucieuses de la morale et du regard de l’autre. A Rabat, il n’y a pas officiellement certes, mais officieusement non plus, de lieu (bar- boite- espace public type parc- reconnu comme lieu de drague gay ou de rencontres homosexuelles.). A l’exception de l’avenue Mohamed V, grand lieu de passage et de circulation conduisant de la médina à la ville moderne, tout comme l’avenue Mohamed VI à Marrakech, il n’y a rien d’autre de très déterminé.
Et ces lieux « déterminés » ou « consacrés » sont tout simplement des lieux de forte affluence. L’homosexualité des hommes devrait a priori de toute façon rester dans le domaine du privé et de nouveaux outils lui ont permis justement de rester soit dans la clandestinité, soit dans la discrétion. Et ces outils qu’utilisent les jeunes gays, jeunes hommes cherchant des relations entre hommes, sont bien entendu les sites de rencontres sur internet qui ont révolutionné les rapports. En effet, à Marrakech comme dans d’autres lieux plus libérés que Rabat, le caractère ostensible de la quête de séduction dans les rues a pu indisposer et indispose encore. Internet a renvoyé les protagonistes de ces types de relations humaines et sexuelles dans des lieux privatifs et privés : les appartements et le logement privé.

Cultures locales et intrusion de l’Occident comme facteurs d’ouverture ?

Bizarrement, la réaction aux prises de positions communautaristes, la difficulté permanente des « gays » à vivre leur évolution, le combat d’une association comme Kif Kif, qui créa le premier journal gay du Maroc en ligne, le développement croissant des rencontres via internet montrent qu’un mouvement qui « pousse » face au rejet est en hausse et reflète l’existence d’une véritable pratique homosexuelle au Maroc, avec des revendications, des actions, et des réactions à la morale pesante, à la culture du rejet, et à la société en prise à tous les tabous qui concernent le corps. En réalité, les autorités marocaines tentent de freiner la libéralisation des mœurs « à l’occidentale », en opposition avec l’islam traditionnel bien entendu, dès l’instant que l’on met des mots sur les choses, les relations, que l’on affiche sa sexualité, ou qu’on en fait la promotion dans une œuvre culturelle. Abdellah Taia, écrivain, vivant en France maintenant comme Rachid O, écrivant sous pseudo sur l’homosexualité, œuvrent à leur façon à l’évolution de la société, intellectuels et jeunes avant tout.

C’est aussi le cas du cinéma avec des films comme ceux de Nabil Ayouch, par exemple, « Une Minute de soleil en moins » (2002) qui a soulevé un tollé à cause de la question de l’homosexualité qu’il évoque et qui lui a valu d’être censuré. Des islamistes actifs dans certains partis et d’autres d’obédience salafiste s’en sont pris au film et ont obtenu que sa version originale soit censurée. Bien entendu, ceux qui ont accès à ces sources d’ouverture, supports de promotion de la tolérance et de l’ouverture de la société ne sont qu’une minorité, ceux là même probablement qui tentent de passer à l’acte, qui fréquentent les sites internet de rencontres plutôt modernes, occidentalisés, francophones, et urbains. La culture marocaine a beaucoup apporté, en particulier la littérature, tout comme la retranscription des pratiques au Maroc par un certain nombre d’écrivains et artises occidentaux habitués du pays.

La littérature en a largement rendu compte et des écrivains aussi prestigieux et historiques comme Mohamed Choukri avec Le Pain Nu ou Abdellah Taia déjà cité avec ses romans autobiographiques, en passant par Mohamed Leftah et son Le Dernier Combat du Capitaine Nijmat, témoignent d’une pratique bien installée. Quant aux romans d’Abdellah Taia, si l’homosexualité est clairement affichée pour ses textes concernant la période la plus mûre de sa vie, son enfance et son adolescence ainsi narrées nous permettent de découvrir dans le monde arabo-musulman, les mêmes jeux virils, affectifs, entre potes, copains, camarades, ou frères que l’on peut trouver dans le monde occidental : ni plus mais ni moins.

Il convient enfin tout de suite de clarifier ensuite l’apport à double tranchant que les Européens ont eu dans cette évolution : d’un côté la présence de beaucoup d’artistes intellectuels occidentaux depuis un siècle au Maroc, tolérée, acceptée, du moment qu’elle restait discrète était aussi partiellement hypocrite puisque personne ne pouvait ignorer leur orientation sexuelle. « Le Maroc a accueilli cette littérature. « L’écrivain français Jean Genet repose au cimetière de Larache. Des écrivains américains dont Paul Bowles ont résidé à Tanger ». Le royaume chérifien a accueilli ce qu’il y a de plus prestigieux d’artistes homosexuels comme Pier Paolo Pasolini, ou plus récemment des personnalités comme Yves Saint Laurent, Pierre Bergé, Jean-Paul Gaultier qui ont toujours affiché leurs penchants. Depuis quelques années, cette phase d’ouverture et de tolérance est arrivée à saturation par l’afflux massif de touristes sexuels, européens, homosexuels en quête d’exotisme et de paradis articiels et naturels. A Marrakech, on a pu retrouver un ou deux homosexuels assassinés dans leur maison dans la médina, sans savoir s’il s’agissait de vulgaire rapine, d’excès punis, ou d’affaires n’ayant strictement aucun lien. Reste que le doute, la rumeur, subsistent et s’installent. L’équilibre entre l’apport d’ouverture occidental et le rejet d’une vie sexuelle trop débridée peine à tenir et la distanciation s’installe souvent entre les jeunes Marocains et les Européens.

Dans le cadre d’un rapport totalement dénué de rétribution financière, la relation du jeune gay marocain et de l’Européen, souvent un peu plus âgé, est très complexe : le poids du regard et du qu’en dira-t-on complexifie l’évidence d’une rencontre comme d’une relation. Un marocain, efféminé ou pas, ayant les attributs clichés de l’homosexuel assumé ou pas, sera regardé différemment en milieu urbain s’il est attablé à un café avec un européen que s’il est avec un autre gay marocain. Le règne de la suspicion et de la parano se conjuguent avec d’une part une société personnalisée par le jeune gay, qui se sent traqué et observé, et de l’autre côté la simple croyance que la société observe, surveille, pour brider toute velléité supérieure d’assumer sa sexualité ouvertement.

Que le regard de l’autre soit là où pas, la paranoïa de beaucoup qui se sentent persécutés opère sans aucun autre effort du sociétal sur l’individu. La réputation du jeune gay, réelle ou perception, se dégrade et peut vite être assimilé à prostitué. Beaucoup de marocains assimilent encore homosexualité à dépravation et à prostitution. Quand ce n’est pas le cas, l’image de l’occidental se fond de toute façon dans ses rapports au masculin avec homosexualité, qu’il y ait marchandisation du rapport ou pas. Peu importe encore une fois la réalité, mais l’ambiance globale morose, suspicieuse pèse sur les jeunes gays comme une chape de plomb. Donc il ne reste que peu d’alternatives pour eux : entrer dans le champ de la séduction et de la rencontre, dans un cadre rassurant, protégé, et privatisé. Et le plus souvent les deux espaces se révèlent alors être en milieu urbain leur chambre, leur ordinateur, et les sites de rencontre sur internet. C’est sur ce point que nous reviendrons largement dans notre étude.

(1) Hôtel Oasis, Gianni de Martino, Editions Biliki, Bruxelles, 2008, p.95.
(2) http://www.slateafrique.com/90473/maroc-liberte-sexuelle-un-sujet-chaud

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