L’echec humanitaire, le cas haïtien

0

L'Echec HumanitaireLe 12 janvier 2010, peu avant 17h00, un tremblement de terre de magnitude 7 frappe Haïti, faisant plus de 220.000 victimes et laissant 1,5 million de personnes sans abri. Très vite et de manière massive, médias, ONG, organisations internationales et simples citoyens se mobilisent.

Les dons et promesses affluent. Avec un objectif, un seul slogan, qui semble alors partagé par tous : « Reconstruire en mieux ». Trois ans après, où en est-on ? Bilans désenchantés et contradictoires, selon d’où l’on parle, évaluations mitigées ou critiques, dont on reporte les conclusions à une hypothétique phase de reconstruction. L’ombre du désengagement pèse sur les recommandations volontaristes et les appels pieux à poursuivre les efforts, à relever le défi. Entre promesses non tenues et échec prévisible, est-on condamné au cynisme et à l’impuissance ? Au croisement d’une analyse des « invariants » humanitaires et d’une étude de la situation sociale d’Haïti, ce court essai entend mettre en évidence la dynamique de l’aide internationale, à l’heure de la mondialisation, et dégager quelques pistes pour une autre lecture et pratique de la solidarité. Aux éditions Couleur Livres (Bruxelles).

 Table des matières

Introduction
“Haïti, année zéro” ?
Il n’y a pas de catastrophe naturelle
Haïti : histoire de séismes
Une histoire et un regard

Logique(s) humanitaire(s)
“On ne triche pas dans l’urgence”
Urgence et temps cyclique : le retour du même… en pire
La bonne ou mauvaise foi humanitaire
De la dignité
De la dépolitisation

“République des ONG” contre Etat faible
Un Etat faible historiquement
Critique stratégique ou opportuniste de l’Etat
La question de l’autonomie et de l’Etat
Reconstruire l’Etat haïtien ?

Un bilan “globalement positif” ?
“Qu’avez-vous fait de notre argent ?”
Quel bilan, quelle référence ?
Qui évalue quoi ?
Invariants contre lenteur et “absence de mémoire institutionnelle”

Plaidoyer minimaliste pour une révolution
Docteur en science politique, chargé d’étude au Centre tricontinental – CETRI (Louvain-la-Neuve), Frédéric Thomas est membre de la revue Dissidences et a reçu le Prix quinquennal de l’essai de la Fédération Wallonie Bruxelles pour « Salut et liberté : regards croisés sur Saint-Just et Rimbaud »